Seuls les capitalistes ont intérêt à la guerre impérialiste : refusons l'Union sacrée!

La guerre qui a éclaté en Ukraine le 24 février 2022 partage plusieurs traits avec la première guerre mondiale (1914-1918). Ces deux guerres dans lesquelles les sociaux-démocrates se sont vautrés répondent à des intérêts impérialistes.


"Le capitalisme se sent désormais à l'étroit dans les vieux États nationaux sans la formation desquels il n'aurait pu renverser le régime féodal. Le capitalisme a développé sa concentration au point que des industries entières ont été accaparées par les syndicats patronaux, les trusts, les associations de capitalistes milliardaires, et que presque tout le globe a été partagé entre ces "potentats du capital", sous forme de colonies ou en enserrant les pays étrangers dans les filets de l'exploitation financière. A la liberté du commerce et de la concurrence se sont substituées les tendances au monopole, à la conquête de terres pour y investir les capitaux, pour en importer des matières premières, etc." V. Lénine, Le socialisme et la guerre, 1915.



Le conflit impérialiste qui a éclaté en Ukraine nous ramène à l’aube de la Première guerre mondiale de 1914-1918. Ces guerres ne sont pas le fruit d’un hasard ou de délires mégalomanes d’individus isolés, mais le développement de la phase impérialiste du capitalisme. En aucun cas elles ne sauraient s’expliquer par une prétendue défense de la patrie, comme voudrait nous le faire croire la propagande bourgeoise : les peuples n’ont aucun intérêt à défendre dans cette guerre. Comme en 1918, la classe ouvrière souffre de cette guerre et comptera ses morts quand les bourgeoisies comptent leurs profits.


La Première Guerre mondiale a mis en lumière les contradictions internes au mouvement ouvrier. D’une part, les tenants de Zimmerwald ont réaffirmé leur refus de la guerre et la nécessité d’une rupture révolutionnaire en 1915, portant un coup dévastateur à la guerre avec le triomphe de la Révolution d’Octobre de 1917. D’autre part, les éléments sociaux-démocrates opportunistes se sont vautrés dans l'”Union sacrée” en votant les crédits de guerre, prétextant la défense de la patrie.


Ces mêmes opportunistes ont une responsabilité majeure dans le renforcement de l’OTAN et dans ses guerres. Affichant un prétendu “soutien critique”, Mitterrand n’a ainsi pas hésité à soutenir l’élargissement du champ d’intervention de l’Alliance ainsi que la présence de troupes en Europe après la contre-révolution en URSS. Aussi, la France a participé à la guerre en Bosnie en 1993 durant sa présidence. Plus tard, le gouvernement Jospin s’est engouffré dans la guerre de Serbie en 1999 puis en Afghanistan en 2001. Hollande n’a quant à lui jamais remis en cause le renforcement de la participation de la France à l’OTAN initié par Sarkozy en 2009. En 2017, la France était d’ailleurs le 3ème contributeur au budget de l’Alliance.


Aujourd’hui, alors que les tambours de la guerre retentissent de nouveau et que les puissances impérialistes s’apprêtent à poursuivre leur pillage et leur partage du monde, les sociaux-démocrates français continuent sur cette lancée. Ce soutien réactualisé, qui se cache parfois derrière une phraséologie pacifiste, se poursuit jusque dans les rangs d’un PCF liquidé, avec le récent recul de Roussel sur la sortie de l’OTAN.


Comme en 1914, les capitalistes appuyés par les sociaux-démocrates voudraient engouffrer notre classe dans un conflit armé, que nous choisissions entre telle ou telle puissance impérialiste. Mais notre étendard, celui de la classe ouvrière, est celui qui refusa la guerre impérialiste sur des bases révolutionnaires en 1917.


Non à l'OTAN, non à la guerre impérialiste ! Aujourd'hui comme hier, pas un soldat, pas un euro pour la guerre impérialiste ! Pour une véritable paix entre les peuples, construisons la société communiste !


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